Approche centrée sur les survivant·es/victimes

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Une approche centrée sur les survivant·es/victimes veille à ce que toute intervention liée aux violences subies soit conçue et mise en œuvre en plaçant les besoins, les choix, la sécurité, le bien-être et l’autonomie des survivant·es/victimes au premier plan, leur permettant ainsi de jouer un rôle actif et participatif [1].

Cette approche est une garantie de dignité et de respect envers les survivant·es/victimes. Elle « reconnaît que chaque survivant[·e/victime] jouit des mêmes droits en matière de soins et de soutien, [et que chaque personne] est [à la fois] différente et unique, réagira de manière différente à ce qu’[elle] a vécu, a des forces, des capacités, des compétences d’adaptation, des ressources et des besoins différents, a le droit, en fonction de son âge et de sa situation, d’être informé[e] des faits qui l[a] concernent, de décider qui doit savoir ce qui lui est arrivé et des actions qui doivent être entreprises, et doit être cru[e] et traité[e] avec respect, gentillesse, compassion et empathie » [2].

L’utilisation d’une approche centrée sur les survivant·es/victimes est particulièrement nécessaire dans les cas de Violences sexuelles (y compris liées aux conflits) et de Violences basées sur le genre (VSBG), pour lesquels le risque d’infliger des dommages et des traumatismes supplémentaires est particulièrement élevé [3]. Elle est d’ailleurs complémentaire avec l’approche tenant compte des traumatismes (Traumatisme, y compris inter/transgénérationnel). En étant « centrée sur les survivant·es/victimes », cette approche doit garantir que les spécificités de leur expérience et les conséquences de la violence sont prises en considération et que des mesures spécifiques et adaptées sont mises en place pour répondre à leurs besoins particuliers.

Au fil des ans, de nombreuses entités (par exemple, les États, la société civile et les organisations intergouvernementales) ont préconisé l’adoption d’une approche centrée sur les survivant·es/victimes dans toute interaction avec les personnes ayant subi des VSBG [4].


Termes connexes

Notes

[1Comité Permanent Inter-organisations (IASC), Définition et principes d’une approche centrée sur les victimes/survivantes, tels qu’établis par le Comité Permanent Inter-organisations, juin 2023.

[2CPI, Bureau du Procureur, Document de politique générale relative aux crimes liés au genre, décembre 2023, par. 70.

[3International Institute for Criminal Investigations (IICI), Selon nos propres mots, 2026 « Release of In Our Own Words : Survivor Perspectives Resource », 10 février 2026 ; IICI, Code Murad, 2022.

[4Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU), Résolution 2467 (2019), Doc. ONU S/RES/2467(2019), 23 avril 2019, par. 16(d) ; Global Justice Center, « Holistic Care for Victims of Conflict-related sexual violence », 29 mars 2019 ; Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), Protection of Victims of Sexual Violence : Lessons Learned, Workshop Report, 2019, p. 3 ; Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), SGBV Prevention and Response : Training Package, 2016, p. 14-16 ; Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE), « Principle 2 : Adopting a Victim-Centred Approach », Gender-based violence, Risk Assessment and Risk Management, s.d. ; FIDH, Victims at the center of justice, From 1998-2018 : Reflections on the Promises and the Reality of Victim Participation at the ICC, 2018 ; en matière de torture, voir R. Skilbeck (REDRESS), « Strategic litigation of torture, a victim-centred approach », 11 avril 2018 ; voir aussi, en faveur d’une telle approche des réparations, CADHP, Observation générale no o 4 sur la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples : Le droit à réparation des victimes de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, 2017.